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4e Salon des Collectivités Territoriales 2026 Jour 2 : L’appel pressant d’Abidjan pour un financement réel de la décentralisation

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La 4ème édition du Salon des Collectivités Territoriales, qui se tient du 15 au 17 octobre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, a connu son point d’orgue ce vendredi 16 octobre. Au cœur des échanges de cette deuxième journée, un constat sans concession partagé par l’ensemble des élus locaux, des experts et des partenaires : la décentralisation en Côte d’Ivoire ne pourra franchir un nouveau cap sans un transfert massif et effectif des ressources financières et des compétences de l’État vers les régions et les communes.

Placé sous le thème central du « Transfert de compétences et des ressources pour une décentralisation renforcée et accélérée, gage de territoires plus efficaces et autonomes », l’événement s’est transformé en une véritable tribune politique et économique. Les maires et présidents de régions y ont exprimé l’urgence de réformer les mécanismes de financement pour répondre aux attentes croissantes des populations locales.

Le cri du cœur des élus : Pas de responsabilités sans moyensPour les participants, le décalage entre les missions confiées aux collectivités (salubrité, urbanisme, entretien des écoles et des centres de santé) et les budgets alloués par le pouvoir central devient intenable. Plusieurs figures majeures de la gouvernance territoriale ont pris la parole pour porter ce plaidoyer :

  • Amadou Koné (Président de l’UVICOCI) : Au nom des magistrats municipaux, il a formellement réclamé l’accélération de la signature de 14 décrets d’application indispensables, notamment ceux fixant le statut de l’élu local en Côte d’Ivoire. Sans ces textes juridiques et financiers, les communes restent bridées dans leurs initiatives.
  • Mme Kandia Camara (Présidente du Sénat) : Assurant la haute patrocine de la cérémonie, elle a rappelé que le Sénat, institution représentant les collectivités, pèsera de tout son poids pour que l’État central accorde des enveloppes budgétaires en stricte adéquation avec les compétences transférées.
  • Eugène Aka Aouélé (Président de l’ARDCI) : Il a insisté sur l’instauration d’un dialogue permanent, fluide et constructif entre l’exécutif national et les administrations régionales afin de lever les verrous bureaucratiques qui freinent le développement local.

La réponse de l’exécutif : Optimisation et professionnalisation

Face à ces revendications légitimes, le gouvernement, représenté par son parrain le Général Vagondo Diomandé (Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité), a réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir la décentralisation. Cependant, le ministre a également renvoyé la balle aux gestionnaires locaux, les exhortant à faire preuve d’ingéniosité pour maximiser leurs ressources propres, assainir leur gestion financière et moderniser l’assiette fiscale locale afin de moins dépendre des dotations étatiques.

« Éburnéa » et l’ouverture internationale : Penser les territoires de demain

Sous la direction de la commissaire générale, Mme Penda Dramera, cette édition 2026 a brillé par sa capacité à proposer des solutions concrètes. Le salon a inauguré « Éburnéa », un espace d’exposition immersif simulant une ville intelligente et durable, mettant en avant des innovations technologiques pour la gestion des déchets, l’éclairage public solaire et la digitalisation des services municipaux.

L’événement a également confirmé son rayonnement international en accueillant de fortes délégations venues du Sénégal, du Cameroun, du Congo, du Gabon et du Tchad, ainsi que des experts internationaux de l’aménagement urbain, venus partager leurs modèles de résilience face au changement climatique.

Les résolutions et recommandations issues de ces panels intensifs seront officiellement remises aux autorités lors de la clôture du salon ce samedi 17 octobre 2026, posant ainsi les jalons d’un nouveau contrat de confiance pour l’avenir des territoires ivoiriens.

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